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mercredi 1 octobre 2014

A la recherche des couleurs de l'automne

L'automne a toujours été une de mes saisons préférées : des dimanches encore ensoleillés, les premières promenades sous la pluie suivies d'un bon chocolat chaud, les premières flambées (comme je regrette de ne plus avoir une cheminée !)...

Comme l'année dernière, je suis à la recherche des couleurs de l'automne, mais je suis avertie : beaucoup d'arbres ici ont des feuilles persistantes qui restent vertes, et celles des platanes sèchent sans devenir rousses. Le temps alterne entre grand soleil et pluies féroces, et j'aime aussi ce gris tout doux qui donne envie de se blottir dans de grands plaids.

Ce week-end, c'était encore presque l'été : repas en terrasse et balade au jardin des plantes.

(et toutes ces photos ont été prises avant le déluge de lundi !)




































Parce que cette musique et cette voix portent un peu de la mélancolie propre à l'automne :

jeudi 19 décembre 2013

Re-prendre l'air

Continuons la visite touristique, messieurs-dames. C'est par ici, suivez, suivez le guide.

Après la montagne, allons voir la mer. Ou plutôt les bords de mer et bords d'étang. Une promenade un peu magique, commencée sous un couvercle nuageux et terminée par un grand soleil. Pas très loin de Frontignan, nous avons découvert les Aresquiers et l'étang d'Ingril. Premier arrêt sur la plage, encore assez fréquentée par les promeneurs, puis direction les bords de l'étang pour longer la forêt de pins.











Les flamands roses faisaient tranquillement la sieste sur une jambe, les contrastes de couleurs était fabu-chouettes entre le jaune des herbes sèches, le vert fort des pins, le ciel gris-gris-gris, puis bleu-bleu-bleu et l'eau de l'étang comme un miroir.
Mais ce qui m'a fascinée, c'est le canal du Rhône à Sète. Depuis très longtemps, j'ai une attirance pour tout ce qui concerne les péniches, les canaux, les écluses, tout le package, quoi. Mais là, ce canal est assez fou : construit en plein milieu d'un étang, et à quelques dizaines de mètres de la mer... Et les quelques maisons de pêcheurs, coincées sur un bout de terre entre l'étang et le canal, on pourrait presque les croire flottantes !



Comme le ciel s'était découvert par l'ouest, nous avons poursuivi notre journée en découvrant rapidement Sète.




Marcher le long des canaux n'est pas toujours agréable car les routes suivent les mêmes axes, mais l'eau apaise tout, non ? Nous ne sommes pas restés longtemps, le soleil se couchant tôt (voui, c'est un peu banal comme considération, je sais, je sais), mais passer quelques heures à Sète, c'est se donner une vraie envie d'y retourner, pour vraiment découvrir la ville : ses musées d'art contemporain comme son port de pêche, ses installations industrielles mais aussi la colline, et passer quelque temps sur une terrasse de café pour écouter l'accent des locaux.


Je pensais proposer du Georges Brassens, mais finalement : *** CocoRosie - Lemonade ***

mardi 17 décembre 2013

Prendre l'air

Quand des amis passent sur Montpellier pour une journée, je leur fais faire une visite "classique" du centre-ville. Parcours traditionnel : Place de la Comédie/Écusson/Promenade du Peyrou/Halte par les places St Roch, Ste Anne et cathédrale St Pierre. Si c'est l'été, arrêt obligatoire en soirée sur "l'Espla" pour les Estivales. Si le temps est doux, un apéro sur une des places de l’Écusson, toutes sont agréables en ayant chacune leur charme. S'ils restent un peu plus longtemps et ne sont pas rebutés par l'architecture contemporaine, la promenade s'étend au quartier d'Antigone/rives du Lez/Nouvelle Mairie. On a même tenté la plage de Palavas le 15 août, quelle hérésie, une heure de trajet aller, une heure de trajet retour pour 15 kilomètres...pfff.

Mais cette fois-ci, un ami est venu un peu plus longtemps, en décembre. Nous sommes donc partis un peu plus loin pour aller au-delà de la visite convenue du centre-ville historique. Direction les Cévennes pour prendre un peu le large, pour prendre un peu d'air.




Premier arrêt au bourg du Vigan et son remarquable pont du XIIème siècle. Cette petite ville n'a pas énormément de charme, quelques rares éléments historiques dispersés dans une ville un peu restée dans le passé, la rivière de la Vis la traversant, mais elle est surtout un point de départ pour le cirque de Navacelles et les gorges de la Vis.







On arrive par une route peu fréquentée, sur un causse désert. On devine quelques moutons de ci-delà, peut-être des chèvres, mais pas grand monde à cette saison. Nous avons accédé au cirque de Navacelles par un site très (trop ?) aménagé, 4 belvédères donnant des points de vue différents sur ce paysage vertigineux. Je ne suis pas très forte en géologie, mais il s'agit, en gros, d'un énorme plateau de roche creusé  pendant des millions d'années par la rivière la Vis. Perchés sur le causse de Blandas, on peut voir le Larzac en face, et la végétation montre la même aridité sur les deux plateaux. Pour plus d'infos sur ce site classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO,  c'est ici : http://www.caussesetcevennes.net/


On devine, aux sentiers aménagés, les cars se garant par dizaines au mois d'août,  les campings-cars un peu à l'étroit sur ces routes, les foules de touristes piétinant et jouant des coudes pour avoir le meilleur point de vue. Je les comprends, ce site par grand soleil , doit être magnifique. Mais quelle chance ce jour-là de l'avoir pour nous seuls ! Personne, seulement le chant d'un oiseau, ce qui rend le lieu encore plus sauvage. Et l'envie de découvrir les chemins de randonnée cachés dans les replis de la roche et de la végétation. Mais en décembre, le soleil se couche bien trop tôt... Donc retour sur Montpellier, avec un arrêt au lac du Salagou, et un tour rapide à Saint-Guihlem-le-Désert, mais il faisait déjà trop sombre pour avoir des photos correctes.

Suite de la visite touristique plus tard...

Ce n'est pas le morceau le plus récent, mais comme c'est juste un peu génial, pourquoi se priver :

mercredi 13 novembre 2013

Echappée belle dans le Tarn



Retrouver des amis nomades sédentarisés à Lautrec, village tout mignon du Tarn, en plein milieu du Pays de Cocagne.
Voir (ou revoir) des spectacles de marionnettes dans un café culturel que je voudrais au bas de chez moi.
Ecouter des tubes du grenier et laisser les guitares chanter.
Profiter du soleil d'automne et se la jouer promenade autour du lac de la Barcalié.


















lundi 12 août 2013

La marché paysan d'Antigone

S'il y a une habitude qui commence à être ancrée depuis que je vis dans cette ville, c'est le marché du dimanche matin. Celui d'Antigone, à deux pas de chez nous, sous les platanes, est vraiment agréable : c'est un marché de producteurs, qui se sont organisés en association il y a une vingtaine d'années, quand on ne voyait pas encore tout l'intérêt de la vente directe. 

J'y arrive toujours trop tard, à midi, certains stands sont déjà vides, mais j'aime les produits et l'atmosphère conviviale. On a une vraie impression d'ambiance de village, assez rafraîchissante au sein de ces grands ensembles architecturaux dessinés par Ricardo Bofill.

On trouve de tout, de la truite vivante au pot de miel, et j'apprécie de suivre les saisons sur les étals et dans mon assiette.






Un lien un peu capilotracté, certes, mais l'architecture de Ricardo Bofill a servi de décors extérieurs pour ce film qui est l'un de mes préférés :

mercredi 7 août 2013

Périgueux

Ce week-end, c'était retrouvailles dans le Périgord blanc. On y a découvert un marché vivant aux produits alléchants, une cathédrale digne de Sainte-Sophie, du canard sous toutes les formes, du soleil  après l'orage. De beaux moments pleins de lumière...










mercredi 26 juin 2013

Sur l'autre rive (2)

L'escapade en Tunisie est déjà loin, mais j'avais envie de parler un peu des découvertes gustatives. 

Tout d'abord, la visite au supermarché : ce n'était pas forcément prévu par le tour operator, mais j'avoue aimer visiter les supermarchés à l'étranger. Je trouve toujours ça rigolo de voir quels sont les rayons bien achalandés, de voir les packagings kitschs ou tout simplement différents.


Bien évidemment, des litres et des litres d'eau, de l'huile d'olive sous toutes ses formes, du "Shehrazad" qui ressemble fortement à du turron espagnol, et la fameuse harissa du Cap Bon, qui n'existait dans les placards de ma mère que dans sa version "tube", mais ici, le tube c'est bien trop petit, il faut au moins une boîte de conserve hebdomadaire pour pouvoir pimenter tous les plats (oui, oui, tous les plats).



 

Parmi les découvertes, la version tunisienne de la Danette : le plaisir Zgougou, un dessert lacté au goût... indéfinissable.






Pour les boissons, on ne pouvait passer à côté du traditionnel thé à la menthe, qui déchire, sans aucun doute. On a aussi goûté un très bon jus de pêches fraîches, et un cocktail sympathique face à la mer (c'est cliché, mais il y a certains clichés que j'apprécie particulièrement, et celui-là en fait partie !).





Le sandwich-merguez aurait pu être assez classique sans la présence d'harissa et d'olives noires. La mère du futur marié nous a préparé du poulet aux pâtes, bien épicé, grâce à ... l'harissa ! Je n'ai malheureusement pas de photos du repas de mariage où nous avons mangé une très très bonne brick, et un très très bon couscous relevé juste comme il faut (c'est-à-dire quand même nettement plus que ce qu'on peut trouver ici) mais trop copieux pour en arriver à bout !

Mais le souvenir gustatif que je garderai concerne surtout les fruits ! J'ai goûté pour la première fois une figue fraîche, mais aussi des amandes fraîches qu'on laisse tremper dans l'eau avant de les fendre d'un coup de dents.

Excepté lors du repas du mariage, je n'ai pas vraiment découvert la gastronomie tunisienne, mais j'ai découvert des produits et une façon de glisser de l'harissa partout !