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samedi 31 janvier 2015

De nouvelles migrations...

Que de temps sans venir ici, sans écrire...

J'avais de nombreuses idées d'articles en tête, à commencer par un post de "Bonne année", ou alors une suite de l'état des lieux de la rue Duguesclin (avec quelques photos de cet 'espace de verdure' et galerie d'art à ciel ouvert qu'est devenu ce projet immobilier en suspens).

Mais encore, dire qu'à 7 ans, je voulais (entre autres) devenir journaliste quand je serai grande. Que mon super tonton m'avait abonné au Journal des Enfants, hebdomadaire que je commençais toujours à lire par le dessin de presse... Bref, dire que moi aussi, j'ai été touchée par les exécutions sommaires du mois de janvier.

J'avais aussi presque envie de faire un bilan de deux années passées à Montpellier...

Car oui, j'ai de nouveau déménagé, pas très loin cette fois-ci, à Frontignan, une nouvelle migration en quelque sorte, en attendant un changement beaucoup plus fort, un passage de nullipare à futur parent, une transformation qui m’amènera sûrement à quelques modifications sur ce blog.

Alors, ici ou ailleurs, à très bientôt.


Et quelques bonheurs des dernières semaines...


 Le vert domine sur le terrain vague...


 ...mais les graffs aussi !


 Les lumières des fêtes de fin d'année...
 


Le plaisir des préparatifs de Noël...






Se promener dans le froid, bien emmitouflés...






























Sourire du besoin des plantes vertes à, elles aussi, prendre le soleil de janvier !





























S'imprégner des horizons qui deviendront familiers...































Parce que, parfois, un tube devient un classique : 

lundi 1 décembre 2014

Novembre, le début de l'hibernation

Ce mois de novembre est passé à une vitesse folle, et pourtant, je n'ai pas forcément l'impression d'avoir été particulièrement active. De nombreuses siestes, quelques sorties, un peu de travail à la maison.
Quelques images tout de même, car de beaux souvenirs se créent, constamment...


Une journée ensoleillée avec des amis à Avignon ; hors festival, une ville si calme, douce...

Des promenades dans Montpellier, cette ville va me manquer...

Baisse des températures, et le retour de la soupe dans les bols...

Concert du Chapelier Fou, c'était beau, c'était trop court à mes oreilles...

Retrouver des amis pour un week-end, dont certains revenus du bout du monde...

Un petit souci qui se confirme, mais qui permet de grandir un peu plus vite que prévu...

Fermer le premier carton, se préparer à de nouvelles migrations...
















Parce que c'est dans les vieux pots...

samedi 1 novembre 2014

La fin d'octobre

J'aime l'automne, ses couleurs, les premières fraîcheurs, les premiers brouillards et la bonne surprise des journées encore très ensoleillées. J'aime aussi fêter mon anniversaire, et j'ai tendance à bien le rappeler à mon entourage pour avoir droit à de nombreux "joyeux anniversaire" le jour J.

Mais cette année, le mois d'octobre n'a pas été  uniquement joie, j'ai perdu ma grand-mère ; je garde d'elle un gilet tricoté main, quelques mouchoirs en tissu, sa recette du flan et surtout, de beaux souvenirs, oui, de beaux souvenirs.


Elle est loin ma liste des 7 bonheurs par semaine, mais j'ai eu quelques belles émotions ce mois-ci.

La plage pour nous seuls et quelques retraités...
Des chaussettes de star comme cadeaux pour mes pieds...
Reprendre une activité pro, pour de vrai...
Retrouver avec joie, bonheur et douceur mes tendres pétasses, mes chères greluches qui me font des surprises...
Retrouver et découvrir des lieux, le lac de Vaivre et une nouvelle salle de concert top du top, Echo System...
Pâtisser entre amies, et déguster pour la première fois un mug cake...
Retrouver la famille, et les rires des nièces...
Passer pas mal de temps dans les trains...
Fêter ma jeunesse (hum hum) avec mon viril-mais-doux...






















Et parce que ça reste encore et toujours ma chanson d'accueil de l'automne :




samedi 16 août 2014

L'épopée Pôle Emploi

(Essayez de dire ce titre très vite plusieurs fois de suite pour voir !)

Ce n'est pas dans mes habitudes de pester contre La Poste, La SNCF, la Sécu, l'Education Nationale ou Pôle Emploi, même si cette discipline semble un sport national de haut niveau. Au contraire, j'ai été élevée par des parents (assimilés) fonctionnaires, je revendique avoir bénéficié d'un système éducatif laïc et gratuit pendant ma longue scolarité, et suis plutôt satisfaite de vivre dans un pays où je n'ai pas à choisir entre remplir mon frigo ou aller chez le dentiste (même si ma 32ème dent est toujours en suspens, mais c'est plutôt à cause de mon mauvais choix de dentiste que du système de remboursement toutefois perfectible). J'ai été une des seules personnes à être heureuse de la grève des trains en juin dernier : beaucoup moins de nuisances sonores, je pouvais enfin dormir la fenêtre ouverte. En plus, une de mes greluches travaille chez Pôle Emploi, et j'ai bien observé qu'elle y travaille vraiment. Et beaucoup. 

Donc, je ne peste pas par principe. Ou par avance.

Mais.

Mais terminant une formation, retournant à l'étape recherche d'emploi, envoi de CV et lettres de motivation à tout va, j'avais une petite question à laquelle j'avais besoin d'une réponse assez vite pour la transmettre ensuite à des employeurs potentiels. Comme à mon habitude, j'envoie un mail à ma conseillère, qui à défaut d'être aimable est fichtrement efficace : j'ai toujours réponses à mes questions dans un délai très raisonnable, sans bonjour-au revoir-cordialement dans le mail, mais après tout, l'efficacité est là.

Mais cette fois-ci, Mme la Conseillère est en vacances, elle en a certainement vraiment besoin, le chômage ayant peu baissé ces derniers temps, son boulot à elle a du être conséquent, chargé, etc. Donc, un mail automatique de réponse me renvoie vers une autre adresse mail à laquelle je m'empresse de reposer ma fameuse question, à savoir, suis-je éligible aux contrats aidés ?

La réponse de la personne cachée derrière cette nouvelle adresse mail comportait un bonjour-au revoir- cordialement, mais au milieu de tout ça, la réponse c'était plutôt "Hihi ! On sait pas trop ! Mais si vous venez nous voir à l'agence, on vous recevra ! Hihi ! Cordialement !" D'accord, je suis de mauvaise foi et j'exagère, mais il faut savoir que l'agence dont je dépend est à l'autre bout du monde, cachée dans l'impasse d'une zone d'activité économique et que heureusement j'ai croisé une personne qui en revenait la première fois que j'y suis allée, sinon, les secours seraient toujours à ma recherche. Donc, vous imaginez ma joie à devoir me déplacer pour la réponse à une question qui me paraissait simple : oui / non.

Bref me voilà partie pour 40 minutes de trajet, aller. Une fois sur place, 4 personnes devant moi, je ne devrais pas en avoir pour longtemps. Une salariée vient demander aux personnes dans la queue l'objet de leur demande, afin de voir si elle pouvait faire quelque chose pour nous. Aux 5 personnes présentes, elle a confirmé qu'il fallait voir avec ses collègues. Ah. Merci de votre intervention mademoiselle. 10 minutes d'attente et c'est mon tour (oui, oui, c'était rapide).J'expose mon problème à la personne de l'accueil qui me reçoit. Elle répond : "Je vais plutôt vous laisser voir ça avec ma collègue. Moi, je suis plutôt spécialisée sur les questions d'indemnisations." Bon. Stoïque, je re-attends la collègue. 3 minutes plus tard (maxi, c'était vraiment rapide), la collègue me reçoit. Et c'est là que je comprends que ma question n'était pas si simple. 

Les directives pour les emplois aidés ayant été revues le 7 août 2014. Et j'ai toujours plus de 26 ans. Et effectivement un peu moins de 50 ans. Et non, je ne suis pas non plus déclarée travailleuse handicapée. Reste à savoir si je suis demandeuse d'emploi longue durée ou pas (ben oui, j'étais en formation les 7 mois précédents, donc plus dans la case demandeur d'emploi "lambda"). Et que les textes sont sujets à interprétation. Interprétation que la madame n°2 va confirmer auprès d'une supérieure afin de me donner la bonne réponse. La bonne réponse étant "Oui, vous pouvez postuler pour des contrats aidés où vous ne coûterez pas grand chose à votre employeur qui sera par ailleurs exonéré d'un bon nombre de charges sociales pour votre poste."

Me voilà pleinement satisfaite de cette belle réponse. Bon, c'est pas le tout, mais j'ai 40 minutes de trajet pour rentrer chez moi répandre la bonne nouvelle auprès de mes potentiels futurs employeurs.


Résumé de l'histoire :
40 min X 2 = 1h20 de trajet aller-retour pour arriver à l'agence dont je dépends
13 minutes d'attente (maxi)
20 minutes de présence totale dans l'agence

D'où une petite évaluation personnelle et en toute bonne foi, évidemment :
Pertinence de mon agence de rattachement par rapport à mon domicile : 1/10
Temps d'attente et qualité d'accueil : 8/10
Pertinence de l'intervention de la jeune femme dans la file d'attente : 0/10
Qualité de la réponse : 8/10
Pertinence de me faire venir sur place plutôt que de me répondre par mail : 2/10
Clarté du gouvernement dans ses directives sur les emplois aidés : 3/10


(Oui, vous avez déjà vu cette image, mais je n'ai pas encore
 pris de photo de ma super agence.)

Et pour rester dans les bons clichés du demandeur d'emploi  : ***Jacques Higelin - Poil dans la main***



lundi 16 juin 2014

Sans elle...

Dur d'écrire sept bonheurs cette semaine. Non pas qu'il n'y en ai pas eu, mais une très mauvaise nouvelle est venue tout endeuiller. Une ancienne collègue, la personne la plus gentille que j'ai rencontrée a quitté ce monde. Alors, malgré le chant des hirondelles, malgré le soleil et les fruits du marché, malgré l'amitié et l'amour et la glace en bord de mer, je suis bouleversée d'avoir perdue Mireille.


mardi 10 juin 2014

7 bonheurs par semaine

Ici, c'est l'été depuis 15 jours déjà. Le vert ne reste accroché qu'aux aiguilles des pins parasols, la végétation est déjà sèche, le soleil tape et la peau bronze. C'est d'ailleurs pour moi assez étrange d'avoir toutes les conditions réunies pour des vacances, telles qu'on les entend habituellement, c'est-à-dire décor du sud, soleil, et cri des mouettes, et de ne pas être en vacances. L'odeur de crème solaire surgit comme ça de façon incongrue, presque déplacée !
L'été me paraît d'autant plus présent ici, après avoir passé le week-end (enfin 25h tout compris entre la descente et la remontée dans le train) en Franche-Comté. Il y faisait très beau, très chaud, mais le soleil n'a pas encore brûlé les herbes des bords de route, le vert est si présent que toute cette chlorophylle est rafraichissante !
Et dans cette torpeur estivale qui commence, le retour des bonheurs quotidiens..

Dimanche, retrouver la famille à Alès. Ça tombe bien, c'est la feria.
Lundi, découvrir l'abbaye de Villeveyrac, trop brièvement.
Mardi, mon viril-mais-doux assure quand moi je tourne au ralenti.
Mercredi, un grand plouf dans la piscine et barboter pendant une heure.
Jeudi, oublier son tupperware, la bonne excuse pour un petit resto.
Vendredi, journée typique d'une stagiaire de festival : appuyer sur le bouton 'ON' de la machine à café, faire des conventions et des factures, coller des affiches et accrocher des banderoles.
Samedi, un an après Djerba, célébrer à nouveau leur amour, cette fois-ci au milieu des sapins, à côté d'une rivière.
Re-Dimanche, un pique-nique sur les bords du Doubs pour prendre l'air avant de re-reprendre le train.































Et parce que, pour moi, c'est un peu l'actu : ***Trombone Shorty - Fire and Brimstorne***

samedi 31 mai 2014

Les bonheurs du mois de mai

Qu'il est beau, qu'il est intense ce mois de mai !
J'ai eu énormément de petits bonheurs, mais pas le temps de les fixer ici, avec une jolie photo, ni une vidéo adéquate. J'ai accueilli ces bonheurs à bras et cœur ouverts, ils m'ont fait tellement de bien.

En vrac, comme ça, pour faire une liste des beaux moments, et s'en souvenir dans les moments plus gris :

- être réunis, en famille, pour célébrer l'amour et l'union de deux personnes
- retrouver avec émotion la maison de ma grand-mère
- partager de belles soirées avec de belles personnes (et tant d'amour)
- à l'école, des exercices qui démontrent encore une fois qu'on est plus intelligent à plusieurs
- retrouver Mèze, et ses pique-niques sur l'herbe ou au bord de l'eau
- accueillir une copine à la maison et découvrir quand elle part qu'elle est devenue une amie
- chiller devant un vieux dessin animé d'Astérix que je connais par cœur
- parler avec les copains jusqu'à 2 heures du mat, défaire le monde pour se refaire soi-même
- danser comme si j'avais 20 ans au concert de Chinese Man
- se rendre, 2 fois, au Pavillon Populaire pour les Boutographies, se laisser décontenancer par la photo
- ne pas finir de fêter la fin de la formation, de soirée en soirée, de bière en bière
- voir un flamand pas si rose sur un autre étang
- un soir d’écœurement, tristement sans indignation, juste abattue, moi qui ai déposé un bulletin
- le plaisir des jours fériés du mois de mai, avoir le temps de cuisiner
- tiens, j'ai bronzé des pieds !
- découvrir un nouveau marché, les Arceaux, apprécié des Montpelliérains, mais encore inconnu pour nous



























Dur de faire un choix, j'aime tout : *** Chinese man - Racing with the sun***

mardi 29 avril 2014

Rue Du Guesclin, état des lieux

Le temps passe... 

Voilà plus d'un an que je suis à Montpellier. Je ne peux pas vraiment dire que je connais la ville à fond.
On connait une ville quand on y travaille, quand on a des souvenirs dans des endroits symboliques de son histoire personnelle, quand on peut passer dans une rue, lever le nez en l'air et se dire "Tiens, j'avais un ami qui vivait là avant."
On connait une ville par les pieds, pour l'avoir arpentée dans tous les sens, parce qu'on a raté le dernier bus ou tram, parce que, finalement, ce n'est pas si loin de passer de quartier en quartier, on connait une ville quand on y a usé ses semelles.
Je suis loin d'en être là. J'ai des repères, j'ai des habitudes, j'ai des lieux fonctionnels dans ma tête, mais pas encore toute la carte, toutes les connexions des lignes de tram...

Ce que je vois de ma ville, c'est qu'elle n'en finit pas de s'étendre, de changer. (Et comment m'y retrouver si elle est à ce point mouvante ?) Selon la route par laquelle on entre dans Montpellier, on voit de nombreuses grues et des panneaux de promoteurs immobiliers proposant des logements flambant neufs à des prix exorbitants pour "riches" cherchant le soleil.

Ce que je vois de ma ville, c'est ce que j'en vois depuis mon salon, c'est le trou béant de la rue Du Guesclin (non, je ne suis pas en train de donner mon adresse sur internet !) 
Quand j'ai emménagé, plus ou moins en face de chez moi, il y avait deux immeubles, l'un complètement abandonné et muré, le second occupé par un groupe d'immigrés vivant en cohabitation sereine avec le reste du quartier. De ma fenêtre, je voyais un coin de l'immeuble clos, ses graffiti et les arbres aux feuilles persistantes qui poussaient sur ce terrain.

Un jour, on a commencé à voir traîner sur ce terrain des agents de sécurité, des personnes ayant un uniforme... Les immigrés ont disparu, relogés ailleurs nous a-t-on assuré. Et ce terrain vague, avec ses deux bâtiments délabrés et ses arbres et autres buissons, avec ses déchets jetés par-dessus les grillages a été occupé par des machines, venant casser, ramasser, tronçonner, déraciner, aplanir, pour faire place nette à un projet immobilier luxueux dont on peut voir des planches dans les journaux de la ville.

Alors, bien sûr, je me suis questionnée quand j'ai vu que les immigrés étaient déplacés, mais l'immeuble était tellement insalubre et les conditions de vie à la limite de la décence... Et je dois l'avouer, j'ai rouspété plus fort quand les machines sont venues tout mettre à terre à 7h30 le matin (j'en ai profité pour vérifier les arrêtés sur les nuisances sonores). La destruction progressive des immeubles a permis de découvrir de nouveaux graff, cachés à l'intérieur de l'immeuble. Je me demandais "Vont-ils garder les arbres ?". Non, ça ne fait pas partie du projet. S'il en faut, d'autres seront replantés.

Depuis, j'ai vu le nouveau projet immobilier : des parkings, des commerces, une crèche, des logements sociaux, et d'autres beaucoup plus luxueux. Bien sûr, le neuf en centre-ville, ça n'existe presque pas. Le prix du m2 (plus de 5 000€) est exorbitant pour des logements (presque tous déjà vendus semble-t-il) collés à la voie ferrée et à celle du tram. Et pour vivre depuis un an près de la voie ferrée, je suis presque certaine de ne jamais vouloir acheter un logement où le sol tremble à chaque passage d'un convoi de fret. Mais ce qui m'interroge vraiment, c'est la cohérence par rapport aux immeubles voisins. Des immeubles, qui jusque là, avaient accès à la lumière du soleil et pas énormément de vis-à-vis. Apparemment, des riverains avaient posé un recours pour des questions de hauteur des bâtiments, leur alignement, etc. Ils n'ont pas du être entendus puisque les travaux ont débuté.

Je ne veux pas jouer à la personne qui refuse tout changement, je ne suis pas de ceux qui crient au scandale devant toute innovation architecturale. Mais je sais que je ne voudrais pas d'un tel ensemble architectural devant ma fenêtre. Et qu'étant locataire, j'ai le choix de partir pour retrouver une plus jolie vue.




Pour en savoir plus :
Pragma : le promoteur immobilier
Montpellier Votre Ville : le magazine de la ville, page 5

dimanche 27 avril 2014

Moi courir ? Jamais !

Et pourtant ! 
"Fontaine je ne boirai pas de ton eau... "

J'ai fait partie de ces clichés des bons élèves dans toutes les matières, sauf le sport. Et j'en concluais donc que c'est cette matière qui n'était pas intéressante, ou du moins, pas importante. Pas grave de ramener des mauvaises notes en athlétisme ou volley-ball du moment que je restais la première en français. Au lycée, une entorse au genou, l'opération liée à ça m'a permis de limiter ma participation au cours, et j'ai été ravie de me débarrasser de toute activité vaguement physique en obtenant le bac. Si on ajoute à une espèce d'aversion naturelle 10 (hum hum) kilos en trop, 10 ans de tabagisme, et plein d'autres bonnes excuses (pas le temps, le travail avant tout, je fais d'autres choses...), ça vous laisse une idée de mon niveau sportif et de mon admiration pour Winston Churchill et son fameux "No sport" quand on lui demandait le secret de sa longévité. 

Pendant 4 ans, j'ai participé à un atelier d'Arts Martiaux Historiques Européens. J'ai adoré ça, grâce au côté ludique, et bande de copains qu'il y avait. Les échauffements étaient vraiment sportifs (en tout cas en début d'année), et j'aimais bien l'idée de se taper avec des fausses épées, comme si on redevenait des enfants jouant à être des chevaliers, mais tout ça dans une démarche historique et culturelle, bien entendu. 

Ensuite, il y a eu la rencontre avec le viril-mais-doux. Qui vivait juste à côté d'une forêt. Où on pouvait courir. Mais je l'avais prévenu "Moi courir ? Hahahahaha ! Tu peux toujours essayer mais je préfère les gâteaux et les gauloises bleues." Et ben j'y suis allée quand même. En traînant les pieds. En disant que la prochaine fois je ne viendrais pas. En affirmant que 10 minutes, c'était largement suffisant pour moi. Et ça n'a pas vraiment pris.

Et puis, il y a eu le premier arrêt de tabac. Là, je voulais bien retenter de trottiner. Mais oups, rechute. Mais re-arrêt. Le vrai truc à dépasser pour moi, ça a été le regard des gens : comment arriver à courir au centre-ville de Montpellier sans faire attention au regard des passants ? Dur. Mais, en allant courir plusieurs fois avec mon viril-mais-doux, j'ai bien du me rendre compte que les passants ont bien d'autres choses à faire que de me regarder et de me juger. Et donc, depuis une mauvaise nuit où j'avais besoin d'une fatigue physique, je cours régulièrement.

Oui, je cours lentement alors que je vais plus vite en marchant. Oui, je cours malgré des kilos en trop, mais à chaque fois mon souffle s'améliore. Oui, je cours, de la musique dans les oreilles, et avec une application qui m'indique durée, distance et rythme de course, et les petits progrès qui à chaque fois sont des petites victoires ! J'ai encore du mal à assumer, à me motiver, mais la fierté d'être arrivée à enfiler des baskets et courir une demi-heure est tellement agréable qu'à chaque fois ça vaut le coup ! Mon but n'est pas forcément de perdre du poids et encore moins de faire un marathon, mais d'être en meilleure forme. Et aussi (ou surtout) de changer d'état d'esprit, se dire que, "ah, tiens, je peux le faire, je n'aurai jamais cru". ça fait un peu slogan publicitaire, mais c'est pas mal finalement ce "Yes we can !"


Parce que c'est dans mes oreilles quand je cours :




lundi 14 avril 2014

7 bonheurs par semaine X 2

Mais comme le temps passe vite ! Les semaines sont bien chargées et j'ai accordé des priorités à tant d'autres choses, mais ça ne m'a pas empêché de trouver un rayon de soleil par jour.

Et le premier plaisir de la liste, c'était encore en mars !

Lundi, rentrer chez soi plus tôt que prévu, éteindre la radio pour ne plus entendre, et cuisiner un peu.
Mardi, prolonger le plaisir du poulet du dimanche en recyclant les restes en hachis parmentier.
Mercredi, passer une soirée en amoureux, laisser le quotidien déborder dans l'évier pour se consacrer à sa moitié.
Jeudi, temps gris, journée longue, égayée par des pauses chocolat !
Vendredi, c'est série, c'est Nucky, fin de la saison 4 de Boardwalk Empire (pas le meilleur cru, mais pas mauvais pour autant).
Samedi, ranger son manteau au plus profond du placard malgré "le fil d'avril".
Dimanche, le marché, des fleurs, la température qui grimpe...

Et hop ! On enchaîne !
Lundi régressif, regarder Harry Potter.
Mardi, parler de l'Inde et laisser jaillir des souvenirs colorés.
Mercredi, retour de mon chéri, on se blottit dans le canapé pour regarder Games of Thrones.
Jeudi, pique-niquer dans un parc, les pieds dans l'herbe.
Vendredi, dernier jour en bord d'étang, respirer un grand bol d'iode pour garder une bonne inspiration.
Samedi, trottiner, toujours un peu plus loin et découvrir l'étendue des rives du Lez.
Dimanche, premiers coups de soleil sur un vide-grenier.



Le port de Mèze ouvert sur l'étang de Thau

Un tube de l'année dernière, mais que j'écoute en boucle seulement maintenant :


lundi 31 mars 2014

7 bonheurs par semaine

Une nouvelle semaine commence, et je crois que j'aime de plus en plus ça, essayer de ne garder que les bons moments.

Lundi, choisir un doudou fait main pour qu'une petite fille puisse bientôt l'adopter.

Mardi, trottiner en bord d'étang en regardant les reflets du soleil couchant sur l'eau, tout de même manquer d'aisance pour que le moment passe de "chouette" à "great"!

Mercredi, longue longue journée au travail, et pourtant, c'est un plaisir de renouer avec cette intensité.

Jeudi, découvrir que le bloc noir décrié qu'est l'Hôtel de Ville de Montpellier attrape les rayons du soleil couchant et en devient rouge-feu.

Vendredi, être saisie, à chaque fois, par cette vision des Corbières, de la mer, des étangs, et des Pyrénées en fond de panorama.

Samedi, ouvrir grand ses poumons à l'odeur des pins, à l'odeur de l'iode, laisser rouler dans ses oreilles le bruit des vagues, abandonner ses cheveux et tout espoir d'être coiffée au vent... Changer de côte, découvrir Gruissan, les cabanes, les salins...

Dimanche, renouer avec les habitudes et faire son marché, un petit pot de miel dans mon panier en osier.








Pour faire revenir le soleil et se blottir dans la douceur :


mardi 18 mars 2014

7 bonheurs par semaine

Oulala, d'habitude, c'est le lundi que je fige mes petits bonheurs pour ne pas les oublier !
Mais si les bonheurs sont en retard, c'est qu'ils sont nombreux et s'accumulent, et mes journées sont assez chargées pour me laisser peu de temps, et ça, c'est pas loin d'être un plaisir en soi.
Et c'est parti pour passer en revue la semaine dernière !


Lundi, grasse mat', je me prépare tout en douceur à une semaine de break.

Mardi, profiter du temps qui passe pour tricoter, envers, endroit, envers, endroit, ça avance petit à petit.

Mercredi, courir, un peu, pas vite, mais sans craindre le regard des autres, sans me faire traîner par ma moitié... quelle fierté pour moi.

Jeudi, faire ses courses aux halles Castellane par grand soleil, les gens dans la rue sont souriants, ça donne un air de vacances à la ville.

Vendredi, c'est week-end, c'est séries ! Commencer la saison 3 de "Sherlock" from BBC, vraiment fan de cette version du célèbre détective.

Samedi, flâner en bord de mer, profiter d'un bon resto en amoureux.

Dimanche, soleil, vent et petite foulure, mais je retiens surtout cette image du Pic du Canigou enneigé par grand soleil.




Un morceau waou :

lundi 10 mars 2014

7 bonheurs par semaine

Une belle semaine, tellement chouette que c'était difficile de ne retenir qu'un seul bonheur pour chaque journée. Et le printemps qui s'installe petit à petit rend tout un peu plus joyeux, du soleil et de la luminosité, c'est si bon !


Lundi, soirée papotte au téléphone, c'est si bon d'avoir des nouvelles des copines.

Mardi, avant-dernière journée de la première session de formation, du coup, soirée mojitos - restos !

Mercredi, dernier jour de formation (avant retour en avril), petit apéro d'au revoir dans notre atelier-salle de cours.

Jeudi, sur la route du matin, vue de dingue sur l'étang de Thau, les Pyrénées enneigées au fond.

Vendredi, journée très active : monter, redescendre pour remonter, préparer des loges pour un concert bien bien sympa.

Samedi, un retour au Désert (St Guilhem le Désert) avec les amis, le Pont du Diable et une araignée géante au bord de l'Hérault.

Dimanche, petit-déjeuner sur une terrasse ensoleillée et pique-nique à la plage.












Et puisque c'était le concert du vendredi : 
Enjoy !