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samedi 31 janvier 2015

De nouvelles migrations...

Que de temps sans venir ici, sans écrire...

J'avais de nombreuses idées d'articles en tête, à commencer par un post de "Bonne année", ou alors une suite de l'état des lieux de la rue Duguesclin (avec quelques photos de cet 'espace de verdure' et galerie d'art à ciel ouvert qu'est devenu ce projet immobilier en suspens).

Mais encore, dire qu'à 7 ans, je voulais (entre autres) devenir journaliste quand je serai grande. Que mon super tonton m'avait abonné au Journal des Enfants, hebdomadaire que je commençais toujours à lire par le dessin de presse... Bref, dire que moi aussi, j'ai été touchée par les exécutions sommaires du mois de janvier.

J'avais aussi presque envie de faire un bilan de deux années passées à Montpellier...

Car oui, j'ai de nouveau déménagé, pas très loin cette fois-ci, à Frontignan, une nouvelle migration en quelque sorte, en attendant un changement beaucoup plus fort, un passage de nullipare à futur parent, une transformation qui m’amènera sûrement à quelques modifications sur ce blog.

Alors, ici ou ailleurs, à très bientôt.


Et quelques bonheurs des dernières semaines...


 Le vert domine sur le terrain vague...


 ...mais les graffs aussi !


 Les lumières des fêtes de fin d'année...
 


Le plaisir des préparatifs de Noël...






Se promener dans le froid, bien emmitouflés...






























Sourire du besoin des plantes vertes à, elles aussi, prendre le soleil de janvier !





























S'imprégner des horizons qui deviendront familiers...































Parce que, parfois, un tube devient un classique : 

mercredi 1 octobre 2014

A la recherche des couleurs de l'automne

L'automne a toujours été une de mes saisons préférées : des dimanches encore ensoleillés, les premières promenades sous la pluie suivies d'un bon chocolat chaud, les premières flambées (comme je regrette de ne plus avoir une cheminée !)...

Comme l'année dernière, je suis à la recherche des couleurs de l'automne, mais je suis avertie : beaucoup d'arbres ici ont des feuilles persistantes qui restent vertes, et celles des platanes sèchent sans devenir rousses. Le temps alterne entre grand soleil et pluies féroces, et j'aime aussi ce gris tout doux qui donne envie de se blottir dans de grands plaids.

Ce week-end, c'était encore presque l'été : repas en terrasse et balade au jardin des plantes.

(et toutes ces photos ont été prises avant le déluge de lundi !)




































Parce que cette musique et cette voix portent un peu de la mélancolie propre à l'automne :

mardi 29 avril 2014

Rue Du Guesclin, état des lieux

Le temps passe... 

Voilà plus d'un an que je suis à Montpellier. Je ne peux pas vraiment dire que je connais la ville à fond.
On connait une ville quand on y travaille, quand on a des souvenirs dans des endroits symboliques de son histoire personnelle, quand on peut passer dans une rue, lever le nez en l'air et se dire "Tiens, j'avais un ami qui vivait là avant."
On connait une ville par les pieds, pour l'avoir arpentée dans tous les sens, parce qu'on a raté le dernier bus ou tram, parce que, finalement, ce n'est pas si loin de passer de quartier en quartier, on connait une ville quand on y a usé ses semelles.
Je suis loin d'en être là. J'ai des repères, j'ai des habitudes, j'ai des lieux fonctionnels dans ma tête, mais pas encore toute la carte, toutes les connexions des lignes de tram...

Ce que je vois de ma ville, c'est qu'elle n'en finit pas de s'étendre, de changer. (Et comment m'y retrouver si elle est à ce point mouvante ?) Selon la route par laquelle on entre dans Montpellier, on voit de nombreuses grues et des panneaux de promoteurs immobiliers proposant des logements flambant neufs à des prix exorbitants pour "riches" cherchant le soleil.

Ce que je vois de ma ville, c'est ce que j'en vois depuis mon salon, c'est le trou béant de la rue Du Guesclin (non, je ne suis pas en train de donner mon adresse sur internet !) 
Quand j'ai emménagé, plus ou moins en face de chez moi, il y avait deux immeubles, l'un complètement abandonné et muré, le second occupé par un groupe d'immigrés vivant en cohabitation sereine avec le reste du quartier. De ma fenêtre, je voyais un coin de l'immeuble clos, ses graffiti et les arbres aux feuilles persistantes qui poussaient sur ce terrain.

Un jour, on a commencé à voir traîner sur ce terrain des agents de sécurité, des personnes ayant un uniforme... Les immigrés ont disparu, relogés ailleurs nous a-t-on assuré. Et ce terrain vague, avec ses deux bâtiments délabrés et ses arbres et autres buissons, avec ses déchets jetés par-dessus les grillages a été occupé par des machines, venant casser, ramasser, tronçonner, déraciner, aplanir, pour faire place nette à un projet immobilier luxueux dont on peut voir des planches dans les journaux de la ville.

Alors, bien sûr, je me suis questionnée quand j'ai vu que les immigrés étaient déplacés, mais l'immeuble était tellement insalubre et les conditions de vie à la limite de la décence... Et je dois l'avouer, j'ai rouspété plus fort quand les machines sont venues tout mettre à terre à 7h30 le matin (j'en ai profité pour vérifier les arrêtés sur les nuisances sonores). La destruction progressive des immeubles a permis de découvrir de nouveaux graff, cachés à l'intérieur de l'immeuble. Je me demandais "Vont-ils garder les arbres ?". Non, ça ne fait pas partie du projet. S'il en faut, d'autres seront replantés.

Depuis, j'ai vu le nouveau projet immobilier : des parkings, des commerces, une crèche, des logements sociaux, et d'autres beaucoup plus luxueux. Bien sûr, le neuf en centre-ville, ça n'existe presque pas. Le prix du m2 (plus de 5 000€) est exorbitant pour des logements (presque tous déjà vendus semble-t-il) collés à la voie ferrée et à celle du tram. Et pour vivre depuis un an près de la voie ferrée, je suis presque certaine de ne jamais vouloir acheter un logement où le sol tremble à chaque passage d'un convoi de fret. Mais ce qui m'interroge vraiment, c'est la cohérence par rapport aux immeubles voisins. Des immeubles, qui jusque là, avaient accès à la lumière du soleil et pas énormément de vis-à-vis. Apparemment, des riverains avaient posé un recours pour des questions de hauteur des bâtiments, leur alignement, etc. Ils n'ont pas du être entendus puisque les travaux ont débuté.

Je ne veux pas jouer à la personne qui refuse tout changement, je ne suis pas de ceux qui crient au scandale devant toute innovation architecturale. Mais je sais que je ne voudrais pas d'un tel ensemble architectural devant ma fenêtre. Et qu'étant locataire, j'ai le choix de partir pour retrouver une plus jolie vue.




Pour en savoir plus :
Pragma : le promoteur immobilier
Montpellier Votre Ville : le magazine de la ville, page 5

jeudi 28 novembre 2013

De la neige

Hier matin, pendant une heure, il a neigé. Je ne pensais pas vivre ça à Montpellier si tôt, si vite, et je ne pensais même pas que ce soit POSSIBLE ! Je me suis précipitée dehors, parce que, après tout, ce sera peut-être la seule fois de l'année où je verrais de la neige !

La preuve en images...





Bon d'accord, au sol, ce n'est pas évident évident... Mais la couleur du ciel, les enfants (on était mercredi) qui chantent à tue-tête "Il nei-geuh, il nei-geuh", les capuches et les bonnets sur les oreilles, c'était juste assez pour glisser un sourire sur mes lèvres.

Pour les amis de l'est que j'entends déjà dire "où ça ? je vois rien !", la photo d'un flocon sur ma manche.


Bon hiver à tous !

mercredi 20 novembre 2013

Un peu plus haut


Je n'ai pas l'habitude de me percher volontairement en hauteur pour cause de vertige très très prononcé... Mais quand, par hasard, je me trouve dans un immeuble de plus de 2 étages avec vue sur les toits de la ville, je m'approche timidement de la fenêtre pour voir, pour trouver ma maison, rêver de sauter comme dans "Donjons et dragons" !
Le ciel était bas, mais la vue n'en était pas moins vertigineuse.



dimanche 17 novembre 2013

After the Dream, 2013

C'est rigolo, en même temps que mon retour aux aiguilles et pelotes, je découvre l'expo de Chiharu Shiota au Carré Sainte-Anne.
Cinq longues robes blanches prises au sein d'un enchevêtrement de fils de laine noire, un décor de conte de fées, onirique et un peu inquiétant, qui donne à la fois de se jeter dans cette toile d'araignée géante, rien que pour voir si on peut y rebondir ou s'y glisser. Ou bien, trouver le fil, et le suivre entre les piliers, entre les robes. Cocon, protecteur ou toile d'araignée piégeuse ? Dommage, aujourd'hui était le dernier jour de l'exposition pour se faire une idée.







Ca ressemblait fort à un décor de théâtre, et ça m'a plu...

Lien un peu facile, mais ce sera une chanson de l'album 'Le fil' :

mardi 3 septembre 2013

Un peu de lumière


En souvenir d'une chaude journée passée à se promener, se réfugier dans la fraîcheur de la cathédrale Saint-Pierre, et s'émouvoir devant les reflets des vitraux.



vendredi 30 août 2013

Une semaine avec ma nièce #2

Que faire avec un enfant de 6 ans ou presque dans une ville du littoral ? Suite de nos aventures transgénérationnelles.

Il m'a semblé qu'il y avait des incontournables...

                         Le tour au zoo du Lunaret

Pour une petite fille vivant à la campagne, l'expédition était assez exceptionnelle car, pour atteindre le zoo, il faut prendre le tram et le bus. Autant dire que l'exotisme commençait bien avant de franchir l'entrée. Au vu de la chaleur, c'est-à-dire les 30 degrés minimum, on a un peu écourté la visite, mais on a quand même réussi à voir un lion réfugié à l'ombre des arbres, des nounours dans leur piscine privée, des autruches curieuses, et une girafe ressemblant étrangement au doudou de ma nièce.



                         La visite de l'aquarium "Mare Nostrum"

C'était une bonne idée, mais il a quand même fallu passer quelques épreuves pour profiter pleinement de la visite. Tout d'abord, la file d'attente. Nous n'étions pas les seules à vouloir visiter "l'ouaquarmiome". Ensuite, le premier sas. Un peu trop obscur pour une petite fille qui a peur du noir et qui n'a accepté de le traverser que dans mes bras, les ongles plantés dans mon cou. Et encore, les bruits d'ambiance, un peu effrayants pour une moins de 6 ans déjà pas rassurée. Et finalement, la boutique en sortie ! Là, l'épreuve n'est pas tant pour les enfants que pour les adultes et leur carte bleue ! Mais c'est la règle du jeu, d'ailleurs, ma nièce est repartie avec un nouveau doudou raie manta avec lequel elle dort depuis. 
Pour ma part, j'ai vraiment apprécié cette visite. J'aurai aimé passé plus de temps à regarder les bassins, à lire les cartels pour connaître les espèces que je regardais, à écouter plus longuement les explications sur la vie des étoiles de mers et des oursins. En tout cas, nous sommes restées toutes deux 20 bonnes minutes bouches bées à regarder "le théâtre de l'océan", énorme bassin devant lequel on peut s'installer confortablement et accueillant plusieurs espèces de requins, des raies manta, et toutes sortes de poissons que je ne connais pas. Le spectacle était vraiment fascinant. 
En rentrant à la maison, chacune a essayé de dessiner ce qu'elle avait vu. Une chose est sûre, je retournerai à l'aquarium, en prenant un peu plus de temps.



                         Le passage obligé en cuisine

Une chose est sûre, un séjour chez tata-marraine sans des activités en cuisine n'est même pas imaginable ! Nous avons cuisiné quelques cookies, quelques sablés, mais aussi des choses un peu moins traditionnelles comme ces "boules de neige" de chèvre frais roulées dans les graines de sésame et la menthe séchée. Le résultat n'était pas si bon que ce que j'avais imaginé, il aurait fallu des "boules de neige" plus petites et des saveurs plus variées. Mais ce qui est super avec cette préparation, c'est qu'il faut mettre les deux mains dans le fromage et rouler, rouler, comme avec de la pâte à modeler.



                        La plage et la collecte de galet
Gallets

Et bien sûr, nous sommes allées à la plage où nous avons joué dans les vagues et ramassé moult galets et coquillages. Ma nièce a insisté pour laver et trier la récolte. J'ai insisté pour dessiner sur les galets avec des feutres. J'avais vu le joli mémo-galet réalisé par Vert Cerise, j'avais déjà pensé faire une version artisanale du jeu RÖK à partir de cailloux, mais ma nièce m'a bien fait comprendre que les galets étaient les siens. Dont acte. J'ai quand même eu le droit de dessiner un peu dessus, à vous de deviner sur lesquels !



Pendant cette semaine, j'ai fait plus de "loisirs créatifs" qu'en un an. Il faut dire que j'avais un bon prétexte par la présence d'une enfant de 6 ans. Mais ça m'a tellement plu de bidouiller, de dessiner, de peindre, que je ne pense pas attendre les prochaines vacances estivales pour m'y remettre.

lundi 12 août 2013

La marché paysan d'Antigone

S'il y a une habitude qui commence à être ancrée depuis que je vis dans cette ville, c'est le marché du dimanche matin. Celui d'Antigone, à deux pas de chez nous, sous les platanes, est vraiment agréable : c'est un marché de producteurs, qui se sont organisés en association il y a une vingtaine d'années, quand on ne voyait pas encore tout l'intérêt de la vente directe. 

J'y arrive toujours trop tard, à midi, certains stands sont déjà vides, mais j'aime les produits et l'atmosphère conviviale. On a une vraie impression d'ambiance de village, assez rafraîchissante au sein de ces grands ensembles architecturaux dessinés par Ricardo Bofill.

On trouve de tout, de la truite vivante au pot de miel, et j'apprécie de suivre les saisons sur les étals et dans mon assiette.






Un lien un peu capilotracté, certes, mais l'architecture de Ricardo Bofill a servi de décors extérieurs pour ce film qui est l'un de mes préférés :

lundi 29 juillet 2013

Bamboleo, bambolea

Mon cher et tendre est le genre d'homme à avoir une guitare.
Et à en jouer. Et à ne pas vouloir se cantonner au rôle d'accompagnateur de chansons de feu de camp. 
Donc, pour un peu de technicité et en souvenir de ses deux années passées en Espagne, il a choisi le flamenco.
Alors, quand il me propose une soirée flamenco au Domaine d'O, j'hésite un peu (4 heures de guitare espagnole, vraiment ?), mais comme j'aime beaucoup le cadre de la soirée (et mon cher et tendre, ça va de soi), nous voilà partis samedi soir pour la soirée "Au temps des gitans".

Je n'avais que survolé la description, mais l'intitulé de la soirée, le cadre, et Manitas de Plata (mains d'argent en espagnol) comme invité d'honneur, j'avais plutôt confiance. Je gardais le souvenir d'une soirée flamenca où j'avais trouvé le temps un peu long, car peu familière du genre, j'avais quelques difficultés sur la durée avec les voix masculines. Il faut dire que l'ennui, sur une soirée d'un seul genre musical, je connais. Ecouter un concert de fado, au-delà de 3/4 d'heure, je commence à divaguer. Même réaction sur un concert de musique indienne, où j'avais été époustouflée par la technicité des musiciens.

La pinède, sympa pour pique-niquer avant le concert

Arrivés sur place, on nous annonce un peu de retard, ce qui nous permet de prendre un verre sous la pinède, dans une ambiance guinguette familiale. Plus tard, nous prenons place dans l'amphithéâtre, et commence la première partie : danse flamenca par le ballet "Las Estrellas del Sur". Première surprise : elles dansent sur une bande-son. Un peu dommage quand on sait qu'il y a 30 guitaristes en coulisses. Passons, la musique est variée, à peine trop forte pour qu'on entende les talons claquer sur le plancher, mais les danseuses sont belles, gracieuses, et les regarder se cambrer m'a rappelé toute la douleur que peut provoquer un lumbago !

Les danseuses s'effacent, les musiciens arrivent. Manito de Plata ne peut être sur le plateau, ce virtuose de 92 ans ayant eu un malaise. Nino Baliardo et Gipsy Dinasty jouent et chantent des airs qui nous paraissent étrangement familiers... Le cher et tendre sort son smartphone de sa poche, et fait une petite recherche sur google... Il s'avère que Nino Baliardo est le neveu de Manita de Plata et un ancien membre des Gipsy Kings.

Nous étions en train de voir un concert des Gipsy Kings sans le savoir !

Nina Baliardo à l'époque où il était encore Nino de Suerte

Quoiqu'on pense de ce groupe phare des années 1980, ce n'était pas ce que nous pensions voir sur scène. Le titre du spectacle, "Au temps des gitans" évoque clairement la musique des Balkans de Goran Bregovic, et Manitas de Plata est un joueur de flamenco traditionnel. Or les Gipsy Kings ne jouent que d'un seul courant spécifique de flamenco : la rumba (autrement appelée par mon cher et tendre le chiki-boum et tadak-tam-toum). Ce genre n'est pas forcément représentatif du flamenco, mais il a été très populaire. Nous avions compris assez vite que nous n'entendrions pas du flamenco traditionnel en voyant sur scène une batterie, des congas, une basse, mais aucun cajon. Un peu déçus car nous ne nous étions pas renseignés assez sur le contenu de la soirée, nous avons tout de même apprécié l'énergie dépensée sur scène, par Nino Baliardo, ses musiciens et les danseuses.




mardi 2 juillet 2013

L'arrière-pays

Il y a déjà quelques jours, une échappée à Saint-Guilhem-le-Désert, avec des amis parisiens venus prendre un peu de soleil, goûter l'eau de la mer et tester du bout d'un doigt mouillé la vitesse du vent en Méditerrannée.
On m'avait vivement recommandé de visiter ce village médiéval, à plusieurs reprises. Au-delà du côté très touristique et un peu figé qu'ont toujours les petites cités de caractères, un peu comme Locronan en Bretagne, il reste une authenticité préservée et le sentiment de faire un voyage dans le temps. On y voit des marqueurs du chemin vers Compostelle, de l'ombre pour se préserver d'un soleil fort, des fontaines et des lauriers roses.





















Et pour finir, encore lui : ***Woodkid - Iron***



jeudi 16 mai 2013

Montpellier


J'habite dans cette ville depuis un peu plus de 2 mois. C'est juste assez pour avoir quelques repères. Certains endroits sont en passe de devenir connus. Dans quelque temps, ils seront familiers. J'ai encore le bonheur de me perdre dans les rues étroites de l'écusson, j'en profite, ça ne durera pas.
Mon sens de l'orientation n'est pas ma plus grande qualité, tant mieux. C'est tellement chouette de se retrouver sur une rue connue en se disant "Tiens, j'étais là".

Je n'ai pas encore eu le temps de vraiment prendre des habitudes : je peux encore partir à la recherche du meilleur boulanger, du café préféré, du meilleur marché de quartier. Le soleil manque pour partir à l’assaut des terrasses, mais il y a eu quelques jours prometteurs. J'aime me promener et sentir les odeurs des commerces : passer de l'odeur du café, à celle de la parfumerie. 

Pour l'instant, cette ville m'évoque surtout des sons : celle du tram, et du train, juste à côté de chez moi, quand je laisse la fenêtre ouverte (ou pas). La musicalité de la question du mendiant devant lequel je passe systématiquement pour arriver place de la Comédie. Le son de l'eau des fontaines imposantes du quartier d'Antigone. Et le meilleur : le brouhaha des voix, le soir, quand il fait encore doux et que toutes les terrasses des cafés et restaurants de la place de la Comédie sont bondées. Toutes ces conversations qui se mêlent, et d'où surgit, parfois, le bruit de verres entrechoqués, ou un rire plus sonore que les autres.

Ce que j'apprécie, c'est qu'il me reste encore beaucoup à découvrir. La ville n'est pas si grande, mais la rencontrer par les semelles, ça me permet de me l'approprier à mon rythme. Quand le connu commence à devenir familier, je vais un peu plus loin.